VIOLENCE SUR MINEUR
La ville de Pouma, dans la région du Littoral, est sous le choc. Samedi 9 mai 2026, un garçon d’une dizaine d’années, scolarisé dans un établissement de la ville de Pouma, a perdu la vie après avoir été sauvagement frappé et torturé par sa grand-mère et son oncle. Tout est parti d’une accusation de détournement de 500 francs CFA, une somme qu’il était censé utiliser pour acheter du riz. L’enfant aurait subi des coups durant des heures avant de perdre connaissance. Transporté à l’hôpital, il n’a pas survécu. Les deux suspects ont été arrêtés et une enquête est en cours.

Les faits se sont produits le samedi 9 mai. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, l’enfant avait été envoyé faire des achats de riz. À son retour, sa grand-mère et son oncle l’ont accusé d’avoir détourné 500 FCFA. Ce qui aurait pu n’être qu’une simple réprimande s’est mué en un déchaînement de violence. L’enfant a été frappé pendant des heures, à coups de fouet et par d’autres sévices. Des photos de son corps, devenues virales dans la localité, montrent un dos couvert de plaies, de cicatrices fraîches et de marques de coups d’une brutalité insoutenable. « On ne peut pas appeler cela une correction », confient des habitants sur les réseaux sociaux. « C’est de la torture, purement et simplement. »
Des violences qui duraient depuis longtemps
Le drame ne s’est pas produit soudainement. Selon des sources concordantes, le petit garçon subissait régulièrement des mauvais traitements de la part de sa grand-mère et de son oncle. Des camarades de classe et des voisins affirment que l’enfant vivait dans la peur et portait parfois des traces de coups. Au sein de l’école GSD de Pouma, plusieurs élèves avaient alerté le psychologue de l’établissement. Ce dernier aurait contacté à plusieurs reprises la mère de l’enfant, qui habite Douala, pour l’informer des violences et l’inciter à venir chercher son fils. Selon des témoignages locaux, le psychologue aurait même prédit : « Si vous ne faites rien, un jour vous reviendrez chercher son corps sans vie. »
Après les violences du samedi, l’enfant a perdu connaissance. Sa grand-mère et son oncle l’ont transporté d’urgence à l’hôpital. Mais le médecin n’a pu que constater la mort. Depuis l’annonce du drame, la colère gronde à Pouma. Les habitants dénoncent le silence qui a entouré les souffrances de cet enfant pendant des mois. Les deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Plusieurs voisins et témoins ont également été entendus.
« Maman, viens me chercher… »
Des proches rapportent que l’enfant, au cours des mois précédents, avait lancé à plusieurs reprises des appels au secours à sa mère, lui demandant de venir le chercher. Des appels restés sans réponse concrète. Aujourd’hui, toute la localité de Pouma pleure un petit garçon décrit comme calme, réservé et souvent apeuré.
Les alertes du psychologue, les camarades qui voyaient les traces de coups, les voisins qui soupçonnaient, rien n’a suffi à le sauver. La justice est désormais saisie. Les habitants de Pouma réclament des sanctions exemplaires. Pour 500 francs, un enfant de dix ans a perdu la vie sous les coups de ceux qui étaient censés le protéger.

