CRISE
Depuis lundi 11 mai, la viande de bœuf se fait rare à Yaoundé. Les bouchers des principaux marchés de la capitale d’Ekounou, Mfoundi, Essos ou Mokolo ont déserté. La charge devient trop lourde pour les vendeurs qui n’arrivent plus à trouver leurs bénéfices dans la vente de boeuf avec la hausse des prix des fournisseurs.

Habitués aux comptoirs chargés de viande boeuf, les habitants de Yaoundé font un constat, les bouchers rangent de plus en plus leurs couteaux et vident les marchés depuis ce lundi 11 mai 2026.Une grève qui dès le départ était minimisé se poursuit dejà au delà de trois joursde. Que ce soit au marché du Mfoundi, Essos, Ekounou ou Mokolo, les étals sont désespérément vides. Derrière ce silence inhabituels des hachoirs, une équation économique devenue intenable.
Pour les vendeurs, ce débrayage n’est pas une humeur passagère. C’est un cri de survie. « Nous achetons les bœufs à des prix très élevés, mais nous ne pouvons pas augmenter excessivement les prix de la viande », confie un boucher rencontré sur l’un des marchés. cela devient compliqué pour les vendeurs d’obtenir leur bénéfice à tel point que plusieurs vendeurs ont deposés leur couteaux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée
Si les bouchers souffrent, les consommateurs sont les premières victimes collatérales. Dès les premières heures du mouvement, les rares stocks restants ont été pris d’assaut, provoquant une spéculation sauvage. Le kilogramme de viande sans os qui coutait 2500F coute désormais 3000 F et le kilogramme de viande avec os de 3000 F se vend à présent à 3500 F et certains comptoirs frôlent le prix de 4000 F.
Au-delà de la viande, c’est toute l’économie informelle autour des abattoirs qui est paralysée : transporteurs, revendeuses d’abats et restaurateurs de rue sont à l’arrêt forcé.
Plusieurs revendications sont évoqués parmi lesquelles figurent la mauvaise organisation des marchés à bétail, l’augmentation continue du prix des bœufs, les coûts élevés liés au transport et à l’alimentation du bétail, ainsi que les nombreuses taxes et charges imposées dans le secteur. Selon certaines sources du Syndicat National des Bouchers du Cameroun (SYNBOCAM), ils envisagent déjà des solutions pour palier à ce problème.
En attendant une réponse du gouvernement et de solutions concrètes, la population se rabat de plus en plus sur la volaille ou le poisson.



On ne va plus manger la viande dans ce pays. Mieux le poulet